Création

Nouvelle fresque: les Botaniques de Charles Hermite, un projet d’Hypermur.

Cela fait plus d’un an que Renaud d’Hypermur me parle de ce projet: réaliser des peintures sur le thème du végétal dans cette rue du 18e arrondissement. Après une première tentative avortée en 2020, COVID oblige, Renaud est revenu vers moi en juin 2021: « Si ça te convient, on la retente le mois prochain ». Après ça, tout est allé très vite. J’ai d’abord commencé par une résidence à l’école maternelle de la Tombe Issoire, puis une autre à l’école élémentaire Alésia dans le 14e, pour enfin conclure ce marathon par la rue Charles Hermite.

Après le premier confinement, une étude sociologique a d’abord été réalisé auprès des habitants par Rachel Mullon: « L’objectif de l’étude est de comprendre le rapport à l’espace public de ses résidents et son évolution depuis l’arrivée de la pandémie de Sars-Cov-2 par une analyse de leurs pratiques et représentations du secteur pendant et depuis le confinement.« 

Renaud a ensuite proposé aux artistes Claire Courdavault, Gilbert Petit (parfois surnommé aussi Gilbert Mazout, « c’est selon mon humeur » m’a-t-il dit) et moi, de recouvrir par une fresque sur le trottoir, trois « ilôts » dispersés dans le quartier Charles Hermite.

Renaud m’a confié deux angles de trottoirs se faisant face, l’un devant l’association Ney Village et l’autre devant l’école maternelle, le tout séparé par la rue Charles Hermite. J’ai imaginé deux personnages séparés par le passage piéton, en position fœtale, deux cocons flottants dans une forêt luxuriante, comme une autre dimension qui se dévoile sous nos pieds, une passerelle pour passer d’un monde à l’autre…

Esquisse pour le projet de fresque sur trottoir de la rue Charles Hermite, Paris 18e.

Et pour ce dernier projet, j’avais besoin de photos, alors j’ai fais un deal avec ma sœur Claire, fraîchement reconvertie en photographe: un échange de portraits. Elle a pris quelques photos de moi, pendant que je réalisais cette fresque monumentale. Notre objectif: se recroiser au mois de juillet pour que je puisse lui rendre la pareille.

Je lui ai donc donné rendez-vous une petite heure rue Charles Hermite, je l’ai accueillie avec ma nouvelle coupe de cheveux, salopette et masque à gaz, et elle s’est promené sur ma fresque en évitant la peinture fraîche.

J’avais cherché une personne pour réaliser une courte vidéo, mais je me suis retrouvée dans un gros rush et j’ai décidé de m’en occuper moi-même. Ça sent le bricolage, et ça me plaît! Une petite vidéo réalisée par un collectif de jeunes vidéastes sortira à la fin de l’été, et j’ai bien hâte de voir le résultat.

Nous avons pu monter en haut d’un immeuble pour prendre une photo: mission délicate! Nous avons réussi à prendre cette photo, mais sur celle-ci la partie droite n’est pas achevée.

Photo vue d'en haut de la fresque peinte par Cécile Jaillard / Cécilio rue Charles Hermite, Paris 18e.

Après ce projet, je prends des vacances. Peut-être que je publierai quelques photos, plutôt. Pour l’instant, j’ai rangé mes pinceaux dans mes tiroirs, le temps de prendre l’air et mieux revenir à l’automne 2021. Bon été!

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